Cécile a testé le vélo à assistance électrique !

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 « A véli véli véli vélo, partons pour Chicago, tchi-tchi, ce sera rigolo, ah ah ! » .  Ne me demandez pas pourquoi, mais quand l’idée m’est venue de tester le vélo à assistance électrique (VAE) cet été, je me suis remémorée cette comptine.  Well, Chicago à vélo, ça faisait un peu loin, alors j’ai commencé par Brest ! Se rendre au travail, faire de petites courses ou tout simplement prendre le temps de vivre sa ville autrement... Au terme d’une semaine d’expérience, je pourrais tout faire à vélo… ou presque !

Quelques chiffres pour démarrer la réflexion 

 
  • « Le marché du cycle a mis un tigre électrique dans son moteur ! En 2016, il s’est vendu plus de trois millions de vélos, dont un bon quart est produit en France » selon les données de l’Union sport & cycle publiées en avril dernier. 
  • Selon l’INSEE, en 2016, 2,9 % des actifs brestois réaliseraient leur trajet domicile-travail à vélo, contre 64,4 % en voiture. En 2004 à Brest, ce ratio était inférieur à 1 %.
  • Brest métropole compte déjà plus de 170 km d'itinéraires et voies cyclables. 190 km sont également aménagés dans Rennes et environs. Nantes métropole et Paris réussissent à mailler 700 km de voies cyclables et la capitale compte doubler ce nombre d’ici à 2020...

 

Se déplacer à quatre ou deux roues ?


Celles et ceux qui me connaissent savent qu’étant parisienne, je suis très habituée depuis toujours à circuler à pied et en transports en communs (RER, métro, bus…). Je n’envisageais pas vraiment d’autres modes de déplacement mais ça c’était avant, avant mon arrivée à Brest il y a trois ans. Bien que le réseau Bibus soit très performant et fourni, j’ai très vite compris la nécessité d’acquérir une voiture, à la fois pour élargir ma zone de déplacements et pouvoir répondre aux besoins de Rosalie Life. Néanmoins, je trouvais que prendre la voiture pour effectuer des trajets allers-retours domicile>travail de moins de 15 minutes n’avait pas complètement de sens. Moi qui râle facilement contre toutes celles et ceux qui ne respectent plus notre belle planète, je trouvais là une première raison d’être plus alignée avec mes valeurs en essayant de réduire à deux ou trois fois par semaine ces déplacements au profit de la marche ou du vélo. Une autre de mes motivations était justement de pratiquer une activité régulière pour me maintenir en forme. De plus, j’allais pouvoir réallouer l’économie ainsi réalisée (essence, parking…) à des dépenses plus « valables » à mes yeux. Enfin, ce que je n’avais pas forcément intégré au départ et qui s’est révélé à moi au terme de l’expérience, c’est le sentiment d’appartenir à une communauté de personnes engagées à vivre sa ville autrement, quitte à faire bouger certaines lignes. 

Sylvia et Julien, que j’ai rencontrés récemment, apportent un témoignage éclairant également. Ils travaillent tous deux en centre-ville, ont deux jeunes enfants et ont décidé de remplacer définitivement leur voiture par deux vélos à assistance électrique. 

"(...) Nous avons participé à l'agenda 21 familles de St Marc pendant lequel nous nous sommes engagés à nous séparer d'une de nos voitures. Durant cette période, nous avons réfléchi à toutes les actions que nous pouvions faire dans notre famille pour réduire notre consommation. (...) Selon nous, le développement durable passait d'abord par une économie de moyens et par conséquent financière. 
Nous utilisions peu notre voiture, du coup le rapport utilisation/frais d'entretien et de fonctionnement n'était pas bon. Nous travaillons en centre-ville et le coût du parking reste important. Sur un mois, juste pour garer sa voiture hors gratuité, ça pouvait nous coûter 90€ + un plein d'essence + l'assurance, etc. Quand le budget est restreint la deuxième voiture pèse lourd... (...)

Le bus est un moyen économique mais nous sommes contraints par les horaires et le temps de trajet. A vélo en revanche, nous sommes totalement libres, ça fait prendre l'air (parfois la pluie mais moins souvent que l'on ne pense) et ça nous fait faire de l'exercice (nous passons nos journées assis devant l'ordinateur). L'assistance électrique du vélo efface totalement la topographie de Brest. Prendre son vélo devient alors vraiment facile pour un impact sur le budget du ménage et sur l'environnement quasi nul!

Avec le recul ça peut paraître exagéré mais nous n'avons rien perdu. Nous ne nous privons de rien parce qu'il nous manquerait une voiture... Nous sommes plus rapides que les automobilistes aux heures de pointe, c'est d'ailleurs assez jouissif de les doubler en se disant qu'un vélo est plus performant ! On a aussi plus de choix d'itinéraires, on redécouvre un peu la ville."
 

Ma première fois en vélo à assistance électrique !

  • Pour ce premier test de vélo à assistance électrique à Brest, j’ai choisi de m’adresser à BAPAV, Brest à Pied et à Vélo. Née en 2001, cette association encourage les déplacements actifs, lutte contre l’exclusion, prévient la sédentarité, incite à réduire l’usage de l’automobile, veille au bon usage de l’argent public dans le domaine des transports et des déplacements, développe des ateliers participatifs et solidaires. 
  • Pour la location longue durée, il y a aussi Velocibus, une offre réservée aux abonnés Bibus. 
  • Pour l’achat, Vélozen sélectionne depuis plusieurs années les modèles des plus grandes marques de vélos électriques. Il est aussi possible de tester librement des vélos électriques dans l'une des 3 boutiques en Bretagne et Pays de la Loire (Brest, Lorient ou La Baule).
  • Enfin Vélocomotion met en relation des particuliers avec plus de 25 000 loueurs partout en France et à l’étranger, toute l’année, via le web et une application mobile. 
 
Retour chez BAPAV. Une visite à la boutique-atelier rue Bruat, quelques précisions sur mes besoins, le règlement de mon adhésion (10 euros), le dépôt d’une caution (1900 euros) et me voilà, au soir du 13 juillet 2017, équipée pour une semaine d’un vélo électrique noir de marque Kalkhoff, un antivol et un chargeur de batterie. A cela j’ajoute un casque (devenu obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans en France depuis mars dernier, il ne l’est pas pour les adultes mais il reste fortement conseillé)

Mon premier trajet est un peu fébrile : je dois m’habituer à l’effet de poussée en avant notamment à l’arrêt, à la selle un peu haute, au partage de la route . Très vite, la confiance et le plaisir me gagnent ! Bon, pour la côte de la rue du Douric je retenterai, mais deux allers-retours jusqu’à mon lieu de travail (pépinière Poul Ar Bachet) achèveront de me convaincre. Et ce malgré le prix d’achat qui constitue encore à mes yeux un vrai frein. En effet, si je me base sur le modèle prêté, il m’en coûterait largement plus de 2000 euros, même avec la prime de 200 euros accordée par l’Etat… En attendant, j'essaierai un autre modèle de vélo à assistance électrique fin août. 

S’il est un axe de progrès à Brest comme dans les autres grandes villes, c'est la sécurisation du partage de la route, entre piétons, voitures et vélos, d’autant plus avec des enfants à bord... L’aménagement supplémentaires de voies cyclables, de zones 30 et de stationnements dédiés et l'éducation au respect du code de la route sont de premières... pistes. 

Ecolo, écono, icono, le vélo à assistance électrique a de nombreux atouts. Vous aimez le vélo ? De nombreux membres de notre réseau Rosalie Life aussi. Nous publions régulièrement des événements voire des projets autour du vélo, n’hésitez pas à vous inscrire et à partager au plus grand nombre !