Habitat participatif : une solution pour bien vieillir

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Habitat participatif, une solution pour bien vieillir ? Rosalie Life y croit ! 

« Définir l’habitat participatif ? Pas si simple ! »

C’est la réponse que nous apportons souvent aux membres de Rosalie Life intéressés par l’habitat participatif. Nous partons en effet du principe qu’il n’y a pas une définition unique mais plusieurs. Nous aimons bien aussi ce qu’en dit Anne Labit, éminente sociologue française (source : présentation « Habitat et Vieillissement : France, Allemagne, Angleterre, Suède », 2016).

« l’habitat participatif implique souvent :

  • La participation active des habitants dans la conception de leur habitat, aux côtés des opérateurs traditionnels du logement (bailleurs, promoteurs, architectes, communes, ou associations, autres, etc.)
  • La définition d’un contrat d’entraide mutuelle et de vie collective entre les habitants, qui tout en disposant de logements indépendants, partagent espaces et activités communs (avec +/- d’ouverture sur l’environnement) »

>>>> D’autres définitions de l’habitat participatif à lire ici !

 

L’habitat participatif en campagne… comme à la ville

Groupé, partagé, collaboratif, solidaire, écologique, plus ou moins intégré, à la ville comme à la campagne… Si cette forme d’habitat n’est pas nouvelle, elle connait un nouvel essor depuis un peu plus de deux ans. Poussé par la modification de la loi ALUR et l’élan sociétal en faveur du partage et de la mutualisation, l’habitat participatif séduit, se construit et se vit déjà. Près de 400 projets étaient recensés en France en 2015 (source RNHP Marseille 2015), de nombreuses réalisations sont à voir en Europe également.

Et justement, en France comme partout en Europe, la Coordin’action des associations de l’Habitat Participatif a lancé les Portes Ouvertes Européennes de l’Habitat Participatif. Durant tout le mois de mai visites de lieux, pose de premières pierres, activités, jeux, événements… ont été organisés par tous acteurs de l’habitat participatif sur la thématique des "habitants au cœur du projet".

Depuis près de deux ans, Rosalie Life contribue elle aussi à une meilleure connaissance de l’habitat participatif. L’envie de proposer une solution alternative est née en 2014 du constat que l’offre d’hébergement des seniors était souvent jugée insuffisante et dégradante. Entre le maintien à domicile et la maison médicalisée (l'EHPAD), il y avait également un vide, tandis que les résidences séniors et de services, plutôt destinées aux classes moyennes supérieures continuaient de se développer en milieu urbain.

Par ailleurs, beaucoup de collectivités ont à traiter la problématique croisée de l’habitat et du vieillissement avec des contraintes fortes : ressources moindres, foncier vacant, dynamisation de la vie et de l’économie locale, etc.

En réponse, Rosalie Life promeut une solution alternative, foncière et sociale : l'habitat participatif. Rosalie Life positionne ainsi l’habitat participatif comme une bonne manière d'anticiper son avancée en âge, faire des économies, rester entouré et vivre en meilleure santé au sens large. L’habitat participatif devient un garant de la dignité, de la responsabilisation et de l'autonomie. Il redonne aussi le pouvoir d’agir au groupe, car si les déclinaisons du « chez soi à plusieurs » sont multiples, c’est bien aux co-habitants de choisir ensemble ce qui leur convient le mieux.

Dans ce contexte, l’atout Rosalie Life est à la fois :

  • la force de son réseau web et présentiel qui facilite la rencontre entre des habitants intéressés par l’habitat participatif dans un même secteur géographique
  • son expertise en pilotage (méthodologie de projet, psycho-sociologie de groupe, communication non violente, intelligence collective, etc.) pour aider le groupe à se constituer et l’outiller pour faire avancer son projet de vie collaboratif.

Menés de manière isolée,  ces projets ne verraient peut-être pas le jour. A Brest par exemple, c’est en participant régulièrement aux Cafés Rosalie que Jean-Luc a eu l’idée d’initier un projet d’habitat participatif en ville. Se découvrant des intérêts et des valeurs communs au fil de ces rencontres, un petit groupe s’est déjà constitué et se réunit chaque mois pour avancer.

 

Mus par un même intérêt du partage, les membres trouvent sur Rosalie Life des idées pour partager du temps, des liens, des lieux, des coûts, des biens, etc. Ils consomment malin et font avancer leurs projets de vie tout en prenant soin d’eux, des autres et de leur environnement.

Rosalie Life anime régulièrement des conférences sur le thème « habitat participatif, une solution pour bien vieillir ».

Après le succès de celle de Brest en janvier, puis à Rennes en avril, la dernière en date s’est tenue à Poullan sur mer le 23 mai ; cette conférence a rassemblé plus de 70 participants, c’est dire si l’habitat participatif en campagne… comme à la ville interpelle l’opinion publique. Et du côté des collectivités ? C’est un enjeu majeur et Rosalie Life est confiante en l’avenir.

 

>>>> Découvrez ici comment Rosalie Life accompagne-t-elle les collectivités dans leurs projets : vie de quartier, habitat, ...

 

Qu’en disent les habitants ?

Partageons plus pour vivre mieux, c’est le moto de Rosalie Life.

Et justement, lorsque Marina Bouchet, psychosociologue et cofondatrice de Rosalie Life, anime ses conférences sur le thème « habitat participatif, une solution pour bien vieillir », elle prévoit toujours un temps de partage autour des paroles d’habitants.
Extraits :
 

 

Et Charlotte ?

Récemment arrivée dans l’équipe Rosalie Life, Charlotte est notre animatrice et cogit’actrice d’idées. Lors des Cafés Rosalie qu’elle anime (Brest métropole, Rennes, Pays bigouden sud, Pays de Crozon, ….) les thèmes de l’habitat et de l’avancée en âge sont souvent abordés : vivre mieux, bien vieillir, vivre en habitat participatif…

Au mois de mai, Charlotte s’est d’ailleurs rendue à Strasbourg (France) et Tubingen (Allemagne) pour participer à 3 journées d'études proposées par les Accompagnateurs Associés*. Ce qu’elle en retient:

J’ai été frappée et enthousiasmée par le spectre très large de variations possibles en termes d’engagement et de participatif. J’ai particulièrement apprécié la diversité des habitats participatifs. A Tübingen, les projets d’habitat participatif ont été démocratisés (principalement grâce aux convictions des élus qui avaient pour ambition de faire autrement).
Fribourg également inscrite dans cette démarche aurait moins réussi son pari que Tübingen. Certains remettent en cause l’engagement écologique (extrême) qui aurait freiné l’efficacité du lancement des projets… 

J'avais l'impression qu'en France, les projets étaient bien souvent portés par des particuliers militants, que l’habitat participatif induisait une vie en communauté. Ayant moi-même testé la vie dans différentes communautés au cours de mes voyages (dont L’arche de St Antoine, proche de St Marcellin, Isère), j’ai conscience de l’engagement et du temps que cela demande.

A mon retour de ces trois journées d’études, j’ai compris que nous pouvions choisir et définir ensemble en tant que groupe projet, le degré de partage. Ce qui ouvre le champs des possibles ! Nombre d'entre nous pourraient s’y retrouver, à condition de constituer un groupe dont les intentions sont claires et les objectifs communs.

Habiter autrement fait sens  dès lors que tous les acteurs impliqué travaillent ensemble et main dans la main avec les futurs habitants, en co-responsabilisation. Des retours d’expériences montrent que « si je suis impliquée dans l’élaboration du bâtiment, je serai plus impliquée dans la vie de celui-ci une fois que j’y aurai emménagé ». En collaborant, on risque moins d'erreurs et de crises, on libère l'expression des vrais besoins. Une canne pour une dame âgée ? Un  fauteuil adapté pour un adulte ? Une famille avec des enfants en bas âge ? Les habitants restent les premiers concernés, ce sont eux qui nourrissent le projet et son avancée.

Je finirai avec le témoignage d’un habitant résidant dans un habitat participatif à Strasbourg. Il racontait le bilan dressé par une sociologue venue expérimenter l’habitat participatif. Pour elle, l’habitat participatif était le lieu de conflits, pour lui pas tout à fait. Pour cet habitant, ces derniers sont « assumés ». C’est-à-dire qu’ils ne peuvent être gardés sous silence, il est quasi vital « d’en parler ». L’environnement, le climat, n’en deviennent que plus sains !"

 

Au programme :

  • Découverte de l’impact territorial de l'habitat participatif à Strasbourg et Tubingen, villes pionnières en termes de qualité de vie, de voisinage, d'habitat et de ville.
  • Echanges avec les acteurs clés de ces opérations (Alain Jund, président du Réseau National des Collectivités en matière d'habitat Participatif  (RNCHP), François Desrues, Porte-Parole de la Coordin'action des associations d'habitants, et bien d’autres.
  • Apports méthodologiques et bonnes pratiques

 

>>>> lien vers le programme du séjour à Tübingen

 

Vous représentez un professionnel, une institution, une collectivité, ou vous êtes un particulier et l’habitat participatif vous intéresse ? Contactez-nous !

0298420769 ou contact@rosalie-life.com 

 

 

 

 

Le saviez-vous ? 

 

  • Tübingen est souvent citée comme la première ville en Europe où l’Habitat participatif est devenu le modèle dominant de la construction de logements (avec plus de 3000 logements participatifs).
  • Quant à Strasbourg, c’est la première ville engagée depuis 2005 dans une politique publique en faveur de l’Habitat participatif. Près de 30 projets sont réalisés ou en cours à ce jour, 100 attendus à l'horizon 2020 ! Est-ce le fruit d'une culture locale?
  • Les Accompagnateurs Associés sont des professionnels, en conduite de projets d’Habitat participatif. Ils développent ensemble des outils et des actions visant à développer et sécuriser les processus et montages d'opérations, un bon nombre d'entre eux sont aussi membres du Rahp (réseau des actions professionnels de l'habitat participatif).

Pour aller plus loin :